Estuaire du Saint-Laurent: l'environnement avant le pétrole

ESTUAIRE DU SAINT-LAURENT: L'ENVIRONNEMENT AVANT LE PÉTROLE

 

En éliminant un projet de zone de protection marine, le gouvernement conservateur met encore des espèces en péril
 

RIMOUSKI – Le gouvernement Harper a discrètement éliminé le projet de protection marine dans l’estuaire du Saint-Laurent, où la compagnie TransCanada a un projet de port pétrolier, dénonce le NPD. Cette décision démontre une fois de plus que les conservateurs font passer les intérêts de leurs amis de l’industrie pétrolière avant la protection de l’environnement.

 

Cette décision a fait bondir les députés néo-démocrates de la région.  « Si c'est pour faire passer le projet Cacouna, M. Harper fait une grosse erreur. En choisissant de ne pas protéger la zone maritime, les conservateurs abandonnent le fragile écosystème de l’estuaire. Cette décision est inquiétante », a déclaré le député fédéral Guy Caron (Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques).

 

Lors des séances d’informations publiques organisées par les néo-démocrates de la région, le public s’est dit inquiet des risques de déversement et des conséquences sur l’environnement. Plusieurs experts ont mentionné que l’écosystème de la région était sensible et que le passage de superpétroliers dans l’aire marine protégée du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent pourrait avoir des impacts désastreux sur les marais salés et plusieurs espèces marines, dont la population de bélugas, une espèce déjà menacée.

 

« Depuis leur arrivée au pouvoir, les conservateurs ont affaibli les lois environnementales et ont miné le processus d’évaluation environnementale. En éliminant ce projet de zone protégée, les conservateurs abandonnent non seulement le Saint-Laurent, ils abandonnent aussi le Québec », a affirmé le porte-parole adjoint du NDP en matière d’environnement, François Choquette  (Drummond).

 

 

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