Guy Caron continue de dénoncer la fermeture du centre de sauvetage de Québec

FERMETURE DU CENTRE DE SAUVETAGE DE QUÉBEC: L’EXEMPLE DE TERRE-NEUVE PROUVE L’UTILITÉ D’UN SERVICE DE PROXIMITÉ

À la suite de la fermeture du Centre de sauvetage de St-Jean de Terre-Neuve le mois dernier, un appel de détresse logé par un équipage a été transféré en Italie

 

QUÉBEC — La fermeture des Centres de sauvetage maritime de Québec et de St-Jean de Terre-Neuve met les usagers de la mer en péril, comme le prouve le cas d’un navire dont le récent appel de détresse a été redirigé jusqu’en Italie par Pêches et Océans Canada.

 

La CBC a révélé aujourd’hui l’histoire troublante d’un navire au large de Terre-Neuve dont l’appel de détresse a été transféré en Italie, et ce, même s’il y avait urgence en raison d’une soudaine et grave maladie de l’un des marins. La raison de ce transfert inusité et dangereux: le Centre de sauvetage de St-Jean de Terre-Neuve a été fermé le mois dernier par le gouvernement conservateur à la suite de compressions.

 

Cette situation absurde fait bondir le NPD, qui se demande ce qui arrivera lorsque le Centre de sauvetage de Québec fermera à son tour ses portes, tel qu’annoncé par les conservateurs. «Si les appels de détresse en provenance de Terre-Neuve sont envoyés en Italie, je me demande dans quel pays vont se retrouver les appels des francophones dans le fleuve Saint-Laurent», a déclaré la députée Annick Papillon (Québec).

 

Depuis des semaines, les députés néo-démocrates réclament que le gouvernement conservateur revienne sur sa décision de fermer le Centre de sauvetage de Québec, le seul qui puisse adéquatement traiter les appels d’urgence en français. «Cette histoire d’horreur prouve hors de tout doute qu’il est essentiel pour la sécurité des navigateurs que le Centre de sauvetage de Québec demeure ouvert, ajoute le député néo-démocrate Philip Toone (Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine). La décision des conservateurs est vraiment irresponsable.»

 

«Qu’est-ce que les conservateurs attendent avant de revenir sur leur décision?», s’est quant à lui questionné le député Guy Caron (Rimouski‒Neigette‒Témiscouata‒Les Basques).