GUY CARON PRÉSENTE SES PRIORITÉS POUR 2019

Nous nous sommes quittés en 2018, pour la période des fêtes, à un moment historique puisque l’édifice du centre de la Chambre des communes a fermé ces portes pour au moins dix ans. Cette fermeture temporaire marque la fin d’une histoire politique vielle d’un siècle ponctuée d’idées, de projets de loi et de débats parlementaires s’élevant au profit du bien commun. La démocratie s’exerce dans un nouvel espace mais la tâche qui est la nôtre reste inchangée.  C’est dans cette renaissance du débat parlementaire que les enjeux de cette nouvelle année seront inscrits.

       En 2019, il est important que la lutte pour protéger nos productrices et producteurs laitiers constitue une priorité nationale. Ils sont nombreux à se sentir trahis par les libéraux avec la renégociation de l’accord commercial États-Unis-Mexique-Canada. Les conséquences de cet accord sur l’industrie agricole et sur l’économie régionale sont majeures.  En 2019, je vais continuer à travailler pour défendre l’industrie laitière locale et je vais orienter mon combat sur trois principaux enjeux : L’étiquetage, les standards de production et les programmes de compensations.

La défense de notre industrie laitière commence par l’imposition de l’étiquetage du lait et des produits laitiers canadiens. Il est essentiel de maintenir la pression sur le gouvernement afin d’assurer aux canadiens et canadiennes un traçage facile de la provenance des produits qu’ils consomment. Nous sommes également d’avis qu’une uniformisation des standards de production imposés aux produits canadiens et aux produits importés est nécessaire. Enfin, la défense des producteurs et productrices passe aussi par la création d’un programme de compensations équitable et complet. Nos agriculteurs et agricultrices font déjà amplement les frais du libre-échange, il faut les aider à traverser cette transition imposée.

       Le deuxième enjeu sur lequel je vais me pencher dans les prochains mois est l’assurance-emploi.  Le gouvernement doit arrêter d’imposer sa conception de l’assurance-emploi et enfin écouter les besoins des canadiens et canadiennes sur le terrain. Toute personne malade touche aujourd’hui 15 semaines de prestations d’assurance-maladie. En moyenne, le rétablissement d’une maladie grave nécessite une année entière de soins.  En plus de ne garantir que 55% du salaire lors de cette période, ces prestations de 15 semaines cessent brutalement alors même que la maladie peut perdurer. Les personnes malades ne devraient penser qu’à une seule chose : se soigner. C’est pour ça qu’on a décidé d’avoir un système d’assurance-maladie public. Il est temps que la couverture sociale en cas de maladie grave propose des prestations réalistes et en accord avec la réalité vécus par les prestataires.

       Troisièmement il est impératif que l’année 2019 soit l’année de la transformation de nos pratiques énergétiques. Le réchauffement climatique n’attend pas et notre planète n’a plus le temps. Il y a urgence d’agir et nous allons continuer à mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il amorce une véritable transition verte. Il est urgent de changer nos pratiques et qu’on s’éloigne des énergies fossiles. La France et la Grande-Bretagne arrêteront la vente de voitures à essence en 2040, la Norvège l’aura fait dès 2025. L’objectif doit être de stopper le financement de l’industrie des énergies fossile pour investir dans les énergies vertes et mettre en place des programmes qui assureront que les travailleurs et travailleuses du secteur énergétique ne subissent pas des répercussions négatives de cette transition. Le Canada est déjà le deuxième plus gros producteur d’hydroélectricité au monde, il est grand temps de devenir un géant des énergies renouvelables. 

       Enfin, l’accès aux télécommunications est un enjeu fondamental pour bon nombre de canadiens et canadiennes. Encore aujourd’hui, 8 municipalités dans ma circonscription n’ont pas accès au réseau cellulaire. Cette inégalité n’est pas seulement néfaste pour le développement de nos entreprises, elle l’est aussi pour les habitants et habitantes de ma circonscription. Je m’assurerai non seulement de porter leurs voix à Ottawa mais je participerai aussi à la mise en place de solutions. Il en va de la vitalité de notre région et de la sécurité des citoyens et citoyennes de la région.

Soyez assurés que la bataille n’est pas terminée et que nous allons continuer à lutter pour vous représenter et pour faire en sorte que vos opinions soient respectées.