RÉSUMÉ DE LA SEMAINE D'ACTION POUR LA GESTION DE L’OFFRE

Du 12 au 18 novembre, le NPD a organisé une semaine d’action nationale sur le thème de la gestion de l’offre. Dans ma circonscription, cela s’est traduit par trois rencontres publiques (à Saint-Jean-de-Dieu, à Saint-Fabien et à Dégelis), par une conférence de presse conjointe avec le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, et par une rencontre avec les représentants régionaux de l’Union des Producteurs Agricoles.

Ces rencontres et consultations publiques m’ont permis de mieux comprendre les préoccupations et d’écouter les recommandations des producteurs, productrices, citoyens et citoyennes de la région. Ils sont nombreux à se sentir trahis par les libéraux avec la renégociation de l’accord commercial États-Unis-Mexique-Canada et à s’inquiéter des conséquences de cet accord sur l’industrie agricole et l’économie régionale. 

Je partage leurs craintes concernant les brèches ouvertes dans le système de la gestion de l'offre. Avec mes collègues néo-démocrates, nous allons continuer à nous tenir à leurs côtés pour que des compensations justes, pleines et entières soient mises en place. Les trois accords commerciaux (AEUMC, PTPGP, AECG) ouvrent environ 10% du marché canadien soumis à la gestion de l’offre. À cause de cela, les producteurs de lait  vont produire à perte pendant un mois entier chaque année. Pour la région du Bas-Saint-Laurent et uniquement pour la production de lait, ces brèches ouvertes représentent des pertes annuelles de 23 millions de dollars.

À propos des normes qualitatives, nous sommes d’avis qu’une uniformisation des standards de production imposés aux produits canadiens et aux produits importés est plus que nécessaire. Les producteurs et productrices d’ici ont des obligations environnementales, sanitaires et de bien-être animal qui assurent la qualité de nos produits locaux. Le respect de ces normes amène des couts supplémentaires pour les producteurs et productrices, et nous devons instaurer un système équitable pour mettre fin à cette concurrence déloyale.

Au NPD, nous sommes également convaincus que la mise en place d’un système d’étiquetage de provenance clair permettrait aux citoyens et citoyennes de faire des choix de consommation locaux et responsables. Ces informations devraient être clairement mises en avant pour l’ensemble de nos aliments.

Pour finir cette semaine d’action,  j’ai participé avec plusieurs députés du NPD à la manifestation « GARDE MANGER EN DANGER » ce dimanche 18 novembre pour montrer notre soutien indéfectible envers l'agriculture locale. Des citoyens et citoyennes de partout au Québec sont venus manifester leur solidarité avec le secteur agricole, un moteur capital pour la vitalité de nos régions.

Ensemble, nous pouvons mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il mette en place des compensations véritablement pleines et entières. Jusqu’ici, Justin Trudeau ne semble pas mesurer l’impact de cette question pour nos régions, c’est pourquoi il faut continuer à montrer votre soutien aux hommes et aux femmes qui travaillent dur pour faire vivre l’agriculture locale.  Pour nous aider à mieux évaluer votre perception, vous pouvez remplir ce rapide questionnaire https://docs.google.com/forms/d/1CUqzI-M2-26YB3ogOjQukrjLb-ndpIt9_12NGWOjauo/edit et signer cette pétition : http://guycaron.npd.ca/protegeons-integralement-la-gestion-de-l-offre.