Transport ferroviaire: Les députés de l'Est-du-Québec veulent des mesures sécuritaires plus coriaces

RIMOUSKI – Bien que les députés néo-démocrates de l’Est-du-Québec se réjouissent que la ministre des Transports ait enfin annoncé un plan de retrait des wagons-citernes DOT-111, ils demandent au gouvernement d’en faire davantage pour assurer la sécurité ferroviaire dans leur région.

«Des dizaines de milliers de personnes habitent à proximité de chemins de fer et les projections indiquent que de plus en plus de produits pétroliers circuleront sur ces rails au cours des prochaines années, a expliqué le député François Lapointe (Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup). La ministre doit absolument aller plus loin que ce qu’elle a annoncé et tout mettre en place pour prévenir une autre tragédie ferroviaire.»

Les députés de l’Est-du-Québec du NPD, Philip Toone (Gaspésie-Les-Îles), Guy Caron (Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques) et François Lapointe sont notamment très déçus que la ministre n’ait pas inclus dans son annonce une façon d’obliger les compagnies ferroviaires à informer les municipalités des matières dangereuses qui y transitent avant leur passage. Une telle mesure permettrait aux communautés d’élaborer des plans d’intervention d’urgence. De plus, rien ne répond aux demandes de nombreuses municipalités de forcer les trains à ralentir lorsqu’ils traversent des zones densément peuplées.

«Il a fallu plus d’une décennie pour qu’Ottawa se décide enfin à agir sur les dangers potentiels des wagons DOT-111, a déploré Philip Toone. Il ne faut pas que les conservateurs se traînent les pieds de la sorte pour les autres mesures de sécurité nécessaires.»

«Le gouvernement conservateur doit agir de concert avec les municipalités de l’est pour s’assurer qu’il répond aux inquiétudes des résidents, a ajouté Guy Caron. Une des responsabilités de base du gouvernement fédéral est d’assurer la sécurité des gens. Il est grand temps que les conservateurs agissent rapidement dans ce dossier.»